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M1 · Électrocinétique du sinusoïdal

C’est le module qui transforme l’apprenant : on quitte la résistance pure pour entrer dans le monde où la tension et le courant ne sont plus en phase, où la puissance instantanée oscille, où l’on facture de l’énergie active mais où le câble doit supporter de la puissance apparente. Tout dimensionnement ultérieur en dépend : courant absorbé d’un moteur, choix d’un calibre de disjoncteur, sections, chute de tension, équilibrage triphasé, compensation d’énergie réactive industrielle. À la fin, on doit pouvoir tracer un triangle des puissances sans hésiter.

À l’issue de ce module, je suis capable de :

  • Décrire un signal sinusoïdal par son amplitude, sa pulsation, sa fréquence, sa phase à l’origine ; passer de l’un à l’autre.
  • Calculer la valeur efficace d’un signal sinusoïdal et expliquer pourquoi c’est elle qui apparaît sur le multimètre en mode AC.
  • Identifier le déphasage entre tension et courant d’un dipôle et reconnaître son signe (avance / retard, capacitif / inductif).
  • Calculer l’impédance ZZ d’un dipôle linéaire élémentaire (R, L, C) à 50 Hz et en déduire le module et la phase.
  • Distinguer puissance active PP (W), réactive QQ (var) et apparente SS (VA), et tracer le triangle des puissances.
  • Définir le facteur de puissance cosφ\cos\varphi et expliquer son impact sur l’intensité absorbée pour une puissance utile donnée.
  • Appliquer ces notions à un appareil résidentiel typique (moteur de PAC, LED à driver, plaque à induction) et estimer l’intensité réellement appelée.
ConceptDéfinition courteUnité
Pulsation ω\omegaVitesse angulaire du sinus, ω=2πf\omega = 2\pi frad/s
Phase à l’origine φ0\varphi_0Décalage du sinus à t=0t = 0rad
Déphasage φ\varphiDécalage angulaire entre u(t)u(t) et i(t)i(t)rad
Valeur efficace (RMS)Tension/intensité continue équivalente en dissipationV, A
Impédance ZZGénéralisation complexe de la résistance en régime sinusoïdalΩ\Omega
Réactance XXPartie imaginaire de l’impédanceΩ\Omega
Résistance RRPartie réelle de l’impédanceΩ\Omega
Puissance active PPPuissance « utile » convertie en chaleur/travailwatt (W)
Puissance réactive QQPuissance qui circule sans être dissipée (champs L/C)var
Puissance apparente SSProduit des valeurs efficaces, vu par le câbleVA
Facteur de puissancek=P/S=cosφk = P / S = \cos\varphi en sinusoïdal pursans dimension
Charge inductiveCourant en retard sur la tension (φ>0\varphi > 0)
Charge capacitiveCourant en avance sur la tension (φ<0\varphi < 0)

Ce module est essentiellement théorique, mais il sous-tend des exigences chiffrées de la norme reprises plus tard :

  • Le dimensionnement des conducteurs (M6) s’appuie sur le courant d’emploi IBI_B, qui est l’intensité efficace réellement absorbée — pas la puissance nominale divisée par la tension de façon naïve.
  • La chute de tension maximale réglementaire (3 % éclairage, 5 % autres usages) est calculée en valeurs efficaces.
  • Le facteur de simultanéité appliqué à un tableau (M10) s’applique à des puissances apparentes, pas à des actives.

Aucune section précise de la NF C 15-100 n’est citée ici ; elles seront mobilisées lorsqu’on calculera concrètement (M6, M10, M11).

1. Le signal sinusoïdal — paramètres et représentations

Section intitulée « 1. Le signal sinusoïdal — paramètres et représentations »

Un signal sinusoïdal de tension s’écrit :

u(t)=Umaxsin(ωt+φ0)u(t) = U_\text{max} \cdot \sin(\omega t + \varphi_0)

avec :

  • UmaxU_\text{max} : amplitude (valeur crête), en volts.
  • ω=2πf\omega = 2 \pi f : pulsation, en rad/s.
  • ff : fréquence en hertz. Pour le réseau France, f=50 Hzf = 50 \text{ Hz}.
  • φ0\varphi_0 : phase à l’origine, en radians.
T=1f=2πωT = \frac{1}{f} = \frac{2\pi}{\omega}

À 50 Hz, la période vaut T=20 msT = 20 \text{ ms}. La tension réseau passe par zéro toutes les 10 ms et par son maximum positif toutes les 20 ms. C’est cette régularité que les protections AC exploitent pour couper sans former d’arc durable.

La valeur efficace d’un signal périodique x(t)x(t) de période TT est définie par :

Xeff=1T0Tx(t)2dtX_\text{eff} = \sqrt{ \frac{1}{T} \int_0^T x(t)^2 \, dt }

Pour un sinus pur d’amplitude XmaxX_\text{max}, le calcul donne :

Xeff=Xmax2X_\text{eff} = \frac{X_\text{max}}{\sqrt{2}}

C’est la valeur efficace qu’affiche un multimètre en mode AC (en True RMS pour les bons modèles ; les modèles d’entrée de gamme supposent une forme sinusoïdale pure, ce qui est faux pour de nombreuses charges électroniques modernes — point à reprendre en M14).

Toutes les grandeurs AC du programme seront, sauf mention contraire, exprimées en valeur efficace : « 230 V230 \text{ V} », « 16 A16 \text{ A} », « 4,6 kW4{,}6 \text{ kW} » sont des efficaces.

À fréquence fixée (50 Hz pour nous), un signal sinusoïdal est entièrement caractérisé par deux nombres : sa valeur efficace et sa phase. On le représente par un vecteur tournant (phaseur) de longueur XeffX_\text{eff} et d’angle φ0\varphi_0, dans un plan appelé diagramme de Fresnel.

Cette représentation transforme la trigonométrie en géométrie plane : additionner deux sinusoïdes de même fréquence revient à additionner deux vecteurs. C’est l’outil graphique de référence pour comprendre le triphasé (M11).

Quand on alimente un dipôle quelconque par u(t)=Umaxsin(ωt)u(t) = U_\text{max} \sin(\omega t), le courant qui le traverse s’écrit en régime établi :

i(t)=Imaxsin(ωtφ)i(t) = I_\text{max} \sin(\omega t - \varphi)

φ\varphi est le déphasage de la tension par rapport au courant, positif si le courant est en retard.

  • Résistance pure (RR) : φ=0\varphi = 0. Le courant suit la tension instant par instant.
  • Inductance pure (LL) : φ=+π/2\varphi = +\pi/2. Le courant est en retard de 90° sur la tension. C’est le cas idéal d’une bobine parfaite ; en pratique, tous les enroulements (moteurs, ballasts, transformateurs) sont inductifs avec 0<φ<π/20 < \varphi < \pi/2.
  • Condensateur pur (CC) : φ=π/2\varphi = -\pi/2. Le courant est en avance de 90° sur la tension. Les batteries de compensation sont capacitives, à dessein.

Mnémonique courante : « CIVIL ». C (avant) I (courant) V (tension) avant I L — en capacitif, II est avant VV ; en inductif, VV est avant II.

L’impédance ZZ d’un dipôle linéaire en régime sinusoïdal généralise la résistance :

U=ZI\underline{U} = \underline{Z} \cdot \underline{I}

où le soulignement indique des grandeurs complexes (phaseurs). Le module Z|Z| relie les valeurs efficaces (Ueff=ZIeffU_\text{eff} = |Z| \cdot I_\text{eff}) et l’argument donne le déphasage.

| Dipôle | Impédance complexe | Module Z|Z| | |--------|--------------------|--------------:| | Résistance RR | RR | RR | | Inductance LL | jLωj L \omega | LωL \omega | | Condensateur CC | 1jCω\dfrac{1}{j C \omega} | 1Cω\dfrac{1}{C \omega} |

À f=50 Hzf = 50 \text{ Hz}, ω=2π50314 rad/s\omega = 2\pi \cdot 50 \approx 314 \text{ rad/s}.

  • Une bobine de L=0,1 HL = 0{,}1 \text{ H} présente une réactance XL=Lω=0,1×314=31,4ΩX_L = L\omega = 0{,}1 \times 314 = 31{,}4 \, \Omega.
  • Un condensateur de C=10 µFC = 10 \text{ µF} présente une réactance XC=1/(Cω)=1/(10106×314)318ΩX_C = 1 / (C\omega) = 1 / (10 \cdot 10^{-6} \times 314) \approx 318 \, \Omega.

Association série RL (modèle d’un enroulement réel)

Section intitulée « Association série RL (modèle d’un enroulement réel) »

Un moteur ou un transformateur se modélise en première approximation par une résistance RR (cuivre des bobinages) en série avec une inductance LL (fer magnétique) :

Z=R+jLωZ=R2+(Lω)2tanφ=LωR\underline{Z} = R + j L \omega \qquad |Z| = \sqrt{R^2 + (L\omega)^2} \qquad \tan \varphi = \frac{L\omega}{R}

Exemple : moteur monophasé 230 V, R=5ΩR = 5 \, \Omega, L=25 mHL = 25 \text{ mH}.

XL=0,025×3147,85ΩX_L = 0{,}025 \times 314 \approx 7{,}85 \, \Omega Z=52+7,8529,3Ω|Z| = \sqrt{5^2 + 7{,}85^2} \approx 9{,}3 \, \Omega Ieff=2309,324,7 AI_\text{eff} = \frac{230}{9{,}3} \approx 24{,}7 \text{ A} φ=arctan(7,85/5)57,5cosφ0,54\varphi = \arctan(7{,}85 / 5) \approx 57{,}5^\circ \quad\Rightarrow\quad \cos\varphi \approx 0{,}54

Ce cosφ\cos\varphi faible explique pourquoi un moteur appelle, à puissance utile constante, plus d’intensité qu’on ne le croit si on raisonne sur sa seule puissance plaque (active).

En régime sinusoïdal, la puissance instantanée p(t)=u(t)i(t)p(t) = u(t) \cdot i(t) oscille au double de la fréquence du réseau. Sa moyenne sur une période est la puissance active :

P=UeffIeffcosφen watts (W)P = U_\text{eff} \cdot I_\text{eff} \cdot \cos\varphi \qquad \text{en watts (W)}

C’est la puissance « utile », celle qui se transforme en chaleur, en travail mécanique, en lumière. C’est elle qui est facturée.

On définit également :

  • La puissance réactive Q=UeffIeffsinφQ = U_\text{eff} \cdot I_\text{eff} \cdot \sin\varphi en var (volt-ampère réactif). Elle correspond à l’énergie qui fait des allers-retours entre la source et les éléments inductifs ou capacitifs sans être consommée. Positive si la charge est inductive, négative si capacitive.
  • La puissance apparente S=UeffIeffS = U_\text{eff} \cdot I_\text{eff} en VA (volt-ampère). C’est la puissance « vue par le câble » : c’est elle qui dicte l’échauffement des conducteurs et le calibrage du transformateur d’alimentation.

Ces trois grandeurs forment un triangle rectangle :

S2=P2+Q2S^2 = P^2 + Q^2 cosφ=PSsinφ=QStanφ=QP\cos\varphi = \frac{P}{S} \qquad \sin\varphi = \frac{Q}{S} \qquad \tan\varphi = \frac{Q}{P}
S (VA)
/|
/ |
/ | Q (var)
/ |
/φ___|
P (W)

En régime sinusoïdal pur :

k=PS=cosφk = \frac{P}{S} = \cos\varphi

À puissance active PP donnée et tension UU fixée, l’intensité absorbée vaut :

I=PUcosφI = \frac{P}{U \cdot \cos\varphi}

Plus cosφ\cos\varphi est faible, plus on tire de courant pour la même puissance utile. C’est pour cela que l’abonnement Enedis en triphasé est exprimé en kVA, pas en kW.

Cas 1 — résistif pur. Un convecteur électrique 2000 W, 230 V. Pas de bobinage, pas de déphasage : cosφ=1\cos\varphi = 1.

I=2000230×18,7 AI = \frac{2000}{230 \times 1} \approx 8{,}7 \text{ A}

Câblage 2,5 mm², protection 16 A (cf. M5/M6). S=P=2000 VAS = P = 2000 \text{ VA}.

Cas 2 — inductif marqué. Moteur 230 V de PAC, PutileP_\text{utile} plaque = 1500 W, rendement 0,85, cosφ=0,80\cos\varphi = 0{,}80.

Pabsorbeˊe=15000,851765 WP_\text{absorbée} = \frac{1500}{0{,}85} \approx 1765 \text{ W} S=Pabsorbeˊecosφ=17650,802200 VAS = \frac{P_\text{absorbée}}{\cos\varphi} = \frac{1765}{0{,}80} \approx 2200 \text{ VA} I=SU=22002309,6 AI = \frac{S}{U} = \frac{2200}{230} \approx 9{,}6 \text{ A}

Soit 10 % de courant en plus que ce qu’aurait laissé deviner la seule puissance plaque. Cumulé sur plusieurs moteurs, la différence sur le dimensionnement du tableau peut être substantielle.

Cas 3 — courant d’appel. Au démarrage, un moteur appelle 5 à 8 fois son courant nominal pendant quelques dizaines de millisecondes. C’est ce qui dicte le choix d’une courbe C ou D pour le disjoncteur de protection (M5), et non sa seule intensité en régime établi.

SourceSujet couvertDurée
FUN-MOOC — CentraleSupélec, semaine 2 « Régime sinusoïdal et phaseurs »Représentation de Fresnel, valeur efficace, déphasage~50 min
Sila Elec — « Comprendre le déphasage et le cos φ »Notion de déphasage, exemples résidentiels, mesure~18 min
Stéphane Maurel — « Puissances active, réactive, apparente »Triangle des puissances, lecture d’étiquette moteur~25 min
Energy Form — « Impédance et loi d’Ohm en régime sinusoïdal »Impédance complexe, R/L/C, exemples chiffrés~30 min
Falstad Circuit Simulator (page d’exemples « AC sweep »)Visualisation interactive d’un circuit RL alimenté en AClibre

Méthode : visionner avec un cahier ouvert, recopier au moins un diagramme de Fresnel et un triangle des puissances par vidéo.

Livrable attendu : à partir de l’inventaire du M0, convertir chaque équipement en une fiche avec :

  • Type de charge (résistif / inductif / électronique à découpage).
  • Puissance plaque (W).
  • cosφ\cos\varphi estimé : 1,0 pour un convecteur ou une résistance ; 0,8 à 0,9 pour un moteur ; 0,9 à 0,95 pour un appareil moderne à PFC ; à défaut, consulter la plaque signalétique.
  • Puissance apparente SS et intensité IBI_B recalculées.
  • Mode de calcul : noté pour pouvoir refaire le raisonnement au M6 (dimensionnement câble).

Cible : produire une table consolidée (un fichier dossier-manoir/M1-charges.md) avec au minimum les charges majeures : PAC, plaque, four, plancher chauffant, sèche-linge, ECS, éclairage général, prises de service par pièce. Cette table sera la base du calcul de bilan de puissance du M10.

  1. Simulation Falstad — circuit RL série. Ouvrir le simulateur, construire un circuit : source AC 24 V eff. 50 Hz, R=10ΩR = 10 \, \Omega, L=50 mHL = 50 \text{ mH}. Afficher simultanément u(t)u(t) et i(t)i(t) avec l’oscilloscope intégré. Mesurer le déphasage en lisant le décalage temporel entre deux passages par zéro et le convertir en degrés. Vérifier la cohérence avec φ=arctan(Lω/R)\varphi = \arctan(L\omega / R).

  2. Simulation Falstad — circuit RC série. Même protocole, en remplaçant l’inductance par un condensateur de 100 µF. Vérifier que le courant est en avance sur la tension. Calculer φ=arctan(1/(RCω))\varphi = -\arctan(1 / (RC\omega)) et comparer.

  3. TP physique — mesure du cos φ d’une bobine à TBTS. Sur banc isolé : alimenter une petite bobine 24 V (ou tout enroulement de transformateur démonté) à travers une résistance connue. Mesurer UU, II, et la puissance PP à l’aide d’un wattmètre numérique (ou d’un module wattmètre à base de ESP32 + INA226 si disponible). En déduire cosφ=P/(UI)\cos\varphi = P / (U \cdot I). Vérifier par calcul à partir de l’impédance théorique.

  4. Lecture d’étiquettes. Photographier les plaques signalétiques d’au moins 3 appareils du manoir ou du domicile (PAC, lave-linge, moteur de portail, transformateur de cloche, etc.). Pour chacune, relever : tension, puissance, intensité, cosφ\cos\varphi, courant de démarrage si indiqué. Vérifier la cohérence des chiffres par le calcul I=P/(Ucosφ)I = P / (U \cos\varphi).

  5. Construction du triangle des puissances. À partir des données du TP 4, tracer à la main le triangle des puissances pour chacun des 3 appareils. Conserver les croquis dans le classeur : ils serviront de référence visuelle lors du M5 (choix de courbes de disjoncteurs) et du M10 (bilan).

  6. Journal de TP. Consigner les écarts mesure / calcul, et formuler une hypothèse pour chaque écart > 10 % (résistance parasite, harmoniques, tolérance composant).

Seuil : 80 %. Comme pour tout module à fort contenu de calcul, en cas d’échec, refaire les calculs des cas pratiques à la main avant de retenter, plutôt que relire passivement le cours.

  1. Question 1. À 50 Hz, quelle est la valeur de la pulsation ω utilisée dans les calculs ?

  2. Question 2. La valeur efficace d’une tension sinusoïdale de valeur crête 325 V vaut environ :

  3. Question 3. Dans une charge purement inductive, le courant est :

  4. Question 4. L’impédance d’une bobine d’inductance 100 mH à 50 Hz vaut environ :

  5. Question 5. La puissance active P en régime sinusoïdal vaut :

  6. Question 6. L’unité de la puissance réactive est :

  7. Question 7. Un appareil tire 2300 W avec un cos φ de 0,5 sous 230 V. Quelle intensité absorbe-t-il ?

  8. Question 8. Dans le triangle des puissances, la relation correcte est :

  9. Question 9. Pourquoi l’abonnement Enedis est-il exprimé en kVA et non en kW ?

  10. Question 10. Le courant d’appel d’un moteur monophasé au démarrage est typiquement :

FORMATION ÉLECTRICITÉ — M1 — Fiche de synthèse
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SIGNAL SINUSOÏDAL
u(t) = U_max · sin(ω·t + φ₀)
ω = 2π·f (rad/s) [50 Hz → 314 rad/s]
T = 1/f = 20 ms à 50 Hz
U_eff = U_max / √2 [230 V eff → 325 V crête]
DÉPHASAGE
R pur : φ = 0
L pur : φ = +π/2 (I en RETARD)
C pur : φ = -π/2 (I en AVANCE)
Mnémonique CIVIL : Capacitif → I avant V · Inductif → V avant I (L)
IMPÉDANCE
R : Z = R
L : Z = jLω | |Z| = Lω
C : Z = 1/(jCω) | |Z| = 1/(Cω)
R+L série : |Z| = √(R² + (Lω)²)
tan φ = Lω / R
PUISSANCES (régime sinusoïdal pur)
P = U·I·cos φ watt (W)
Q = U·I·sin φ var
S = U·I VA
S² = P² + Q²
cos φ = P / S
I = P / (U · cos φ)
RAPPEL FACTURATION
Enedis abonnement en kVA (apparente) — pas en kW (active)
Plus cos φ est faible → plus I est élevé pour la même P
ORDRES DE GRANDEUR cos φ
Résistance pure (convecteur, ECS) : 1,00
Lampe LED moderne avec PFC : 0,90 – 0,95
Moteur asynchrone domestique chargé : 0,80 – 0,85
Moteur à vide : 0,30 – 0,50
Ballast magnétique de tube fluo : 0,50

Au M5 (protections) et au M10 (tableau), cette fiche sera reprise en binôme avec la fiche M0 pour calculer en parallèle IBI_B, la chute de tension et le choix du disjoncteur. À garder à portée de main.