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M8 · Mise à la terre et liaisons équipotentielles

M7 a établi que le manoir vivra en régime TT, et que la coupure d’un défaut d’isolement repose sur le différentiel à condition qu’une vraie prise de terre existe, mesurée et conforme. Ce module construit cette prise de terre, et organise tout ce qui s’y raccroche : le conducteur de terre qui la relie à la borne principale, le conducteur principal de protection qui descend jusqu’aux circuits, et — point souvent négligé, parfois mortel — les liaisons équipotentielles, principale et supplémentaire, qui relient au même potentiel les masses et les éléments métalliques étrangers de l’installation. Sans ces liaisons, la prise de terre seule ne suffit pas. C’est la moitié invisible de la mise à la terre.

À l’issue de ce module, je suis capable de :

  • Expliquer le rôle d’une prise de terre et nommer les techniques de réalisation usuelles.
  • Décrire l’architecture complète de la mise à la terre d’un logement, de l’électrode jusqu’aux masses.
  • Mesurer ou faire mesurer la résistance de prise de terre Ra et l’interpréter au regard de la condition UL.
  • Recenser exhaustivement les éléments à raccorder à la liaison équipotentielle principale (LEP).
  • Dimensionner une liaison équipotentielle supplémentaire (LES) dans une salle d’eau et justifier son utilité.
  • Choisir la section et la nature des conducteurs de mise à la terre selon leur fonction et leur mode de pose.
ConceptDéfinition courte
Prise de terreÉlectrode (ou ensemble d’électrodes) en contact avec le sol
Résistance de prise de terre (Ra)Résistance entre la prise de terre et la « terre vraie » à grande distance
Boucle à fond de fouilleCâble cuivre nu posé en fond des fouilles de fondation, sur tout le pourtour
Piquet de terreÉlectrode verticale en acier galvanisé ou cuivre enfoncée dans le sol
Conducteur de terreConducteur reliant la prise de terre à la borne principale de terre
Barrette de mesureÉlément démontable permettant d’isoler la prise de terre pour la mesurer
Borne principale de terrePoint unique où aboutissent prise de terre, PE et liaisons équipotentielles
Conducteur principal de protectionConducteur PE descendant de la borne principale au tableau
Liaison équipotentielle principale (LEP)Liaison reliant à la borne principale de terre tous les éléments conducteurs entrants
Liaison équipotentielle supplémentaire (LES)Liaison locale reliant ensemble masses, PE et éléments conducteurs (salles d’eau)
Élément conducteur étrangerPartie conductrice non électrique apte à introduire un potentiel (canalisations, charpente…)
Mesure 62 %Méthode classique de mesure de Ra avec deux électrodes auxiliaires
  • Toute installation doit comporter une prise de terre et un conducteur principal de protection, raccordés à la borne principale de terre. NF C 15-100 [section ?].
  • La résistance de prise de terre doit satisfaire la condition Ra×IΔnULR_a \times I_{\Delta n} \le U_L (avec UL = 50 V en locaux secs). NF C 15-100 [section ?] (cf. M7).
  • Une barrette de mesure ou un dispositif équivalent permettant d’isoler la prise de terre pour la mesure est obligatoire. NF C 15-100 [section ?].
  • Une liaison équipotentielle principale (LEP) doit relier à la borne principale de terre tous les éléments conducteurs entrants : canalisations d’eau, de gaz, de chauffage, charpente métallique, etc. NF C 15-100 [section ?].
  • Une liaison équipotentielle supplémentaire (LES) est exigée dans chaque salle d’eau (locaux contenant une douche ou une baignoire). NF C 15-100 [section ?].
  • Sections minimales : LEP 6 mm² cuivre minimum, LES 2,5 mm² cuivre minimum si protégée mécaniquement, 4 mm² sinon. NF C 15-100 [section ?].

Les sections précises seront confirmées en M9.

1. La prise de terre : raccrocher l’installation à la « vraie » terre

Section intitulée « 1. La prise de terre : raccrocher l’installation à la « vraie » terre »

La « terre », pour un électricien, n’est pas une notion poétique : c’est un réservoir de potentiel quasi infini, accessible à quiconque met un conducteur en contact direct avec le sol. C’est aussi, et surtout, le chemin de retour que prennent les courants de défaut quand ils ne trouvent rien de mieux.

Une prise de terre est l’objet métallique qui réalise ce contact. Son rôle :

  • fournir un chemin de retour au courant de défaut, de manière à permettre le déclenchement du différentiel (en TT — M7) ;
  • maintenir au potentiel du sol toutes les masses qui lui sont reliées, de sorte qu’elles ne puissent jamais s’écarter durablement d’une valeur dangereuse pour qui les touche.

Toute la qualité d’une prise de terre se résume dans une seule valeur : sa résistance Ra, mesurée entre la prise et la « terre vraie » à grande distance. Plus Ra est faible, mieux la prise de terre joue son rôle. La condition de M7 fixe sa limite supérieure en fonction du différentiel installé :

RaULIΔnR_a \le \frac{U_L}{I_{\Delta n}}

Avec un différentiel 30 mA et UL = 50 V, Ra doit rester sous 1 667 Ω — exigence très lâche, qu’une prise de terre correcte dépasse largement (on vise typiquement quelques dizaines d’ohms au plus).

Plusieurs techniques existent ; toutes reposent sur le contact métal/sol sur la plus grande surface possible, dans un sol suffisamment humide pour conduire.

Boucle à fond de fouille

La meilleure solution, en construction neuve. Un câble de cuivre nu (typiquement 25 mm², ou 30 × 2 mm en feuillard d’acier galvanisé) est posé en fond des tranchées de fondation, sur tout le pourtour du bâtiment, et noyé dans le béton ou le remblai. Le contact est immense, stable, et la résistance obtenue très faible.

Piquet vertical

La solution de rénovation. Un piquet d’acier galvanisé ou de cuivre (1,5 à 2 m) enfoncé verticalement dans le sol. Simple à mettre en œuvre, mais Ra dépend fortement de la nature et de l’humidité du sol. Plusieurs piquets en parallèle (espacés d’au moins leur longueur) abaissent la résistance.

Câble enterré horizontal

Câble de cuivre nu posé horizontalement à environ 1 m de profondeur, sur une longueur de plusieurs mètres. Compromis intermédiaire entre la boucle et le piquet.

Plaque ou grillage enterré

Solution historique, désormais peu pratiquée car peu efficace par unité de matière. À connaître pour lire d’anciennes installations.

Facteurs qui font baisser Ra : sol argileux (humide, conducteur), profondeur d’enfouissement importante, longueur de l’électrode, multiplication des prises en parallèle.

Facteurs qui font monter Ra : sol sec, sableux, pierreux, gélif ; piquet trop court ou en surface ; corrosion de l’électrode au fil des années.

Trois méthodes principales. Toutes nécessitent un appareil dédié (tellurométre, contrôleur de terre, ou pince ampèremétrique spécifique).

1. La méthode dite des « 62 % » (méthode de référence). Deux électrodes auxiliaires sont plantées en ligne droite depuis la prise de terre à mesurer. Un courant alternatif est injecté entre la prise et l’électrode la plus éloignée ; la tension est mesurée entre la prise et l’électrode intermédiaire, placée à environ 62 % de la distance vers l’électrode lointaine. Le rapport tension / courant donne Ra. Cette méthode exige de pouvoir isoler la prise de terre — d’où la barrette de mesure.

2. La pince de terre (mesure de boucle, sans électrodes auxiliaires). On clipse la pince autour du conducteur de terre, qui injecte un courant et mesure l’impédance de la boucle complète à la terre. Pratique pour un contrôle rapide en exploitation ; suppose toutefois que la prise de terre mesurée soit en parallèle avec d’autres prises (multiplicité de retours), ce qui est rarement le cas en pavillonnaire isolé.

3. La mesure par boucle au tableau, faite depuis l’intérieur de l’installation : appareil branché en prise de courant, qui provoque une mini-fuite à la terre et mesure l’impédance globale de la boucle. Inclut Ra mais aussi tout le circuit en aval — c’est donc une mesure globale, pas Ra strict.

Interprétation. On compare la valeur mesurée à la limite calculée selon M7. Avec un 30 mA, toute valeur inférieure à 1 000 Ω est largement conforme ; toute valeur supérieure à 100 Ω mérite une investigation (l’objectif pratique reste de maintenir Ra sous 100 Ω, comme garde-fou et pour permettre une éventuelle protection 500 mA en tête).

4. L’architecture de la mise à la terre d’un logement

Section intitulée « 4. L’architecture de la mise à la terre d’un logement »

Tout converge en un point unique : la borne principale de terre, souvent matérialisée par une barrette de coupure située dans la GTL ou à proximité du tableau.

prise de terre (Ra)
│ conducteur de terre
│ (vert/jaune)
┌──────────────────────┐
│ barrette de coupure │ ← démontable pour
│ (borne principale) │ la mesure
└──────────┬───────────┘
┌────────────────────┼─────────────────────┐
│ │ │
▼ ▼ ▼
conducteur LEP — liaison (autres prises
principal de équipotentielle de terre si
protection principale plusieurs
vers tableau (canalisations, bâtiments
│ charpente…) d’un même site)
PE de chaque circuit
masses des récepteurs
(et, dans chaque salle d’eau :
LES — liaison équipotentielle
supplémentaire locale)

Quatre éléments fondamentaux :

  1. La prise de terre (Ra), dans le sol.
  2. Le conducteur de terre, qui la relie à la borne principale.
  3. La barrette de coupure, qui permet d’isoler la prise de terre pour la mesurer.
  4. Le conducteur principal de protection, qui descend de la borne principale jusqu’au tableau, puis se ramifie en autant de PE que de circuits.

Et deux compléments indispensables :

  1. La liaison équipotentielle principale (LEP), qui ramène à la borne principale les éléments conducteurs étrangers entrant dans le bâtiment.
  2. Les liaisons équipotentielles supplémentaires (LES), locales, dans les salles d’eau.

Imaginons une prise de terre parfaitement faite, à 20 Ω. Toutes les masses de l’installation sont à son potentiel : OK. Mais arrive dans la cuisine une canalisation d’eau métallique issue du réseau public, qui passe quelque part près d’un câble enterré… et qui se retrouve, pour des raisons électriques étrangères, à un potentiel différent. Une personne qui touche simultanément un appareil électrique (à 0 V, relié à la terre du logement) et le robinet (à quelques dizaines de volts) est traversée par un courant : c’est exactement le scénario que la mise à la terre était censée empêcher.

La liaison équipotentielle principale (LEP) corrige cela. Elle ramène au même potentiel que la borne principale de terre tous les éléments conducteurs étrangers susceptibles d’introduire un potentiel dans le bâtiment :

Élément à raccorder à la LEP
Canalisations métalliques d’eau froide (entrée du bâtiment)
Canalisations métalliques d’eau chaude
Canalisation métallique de gaz
Canalisations métalliques de chauffage et d’évacuation
Conduits métalliques de ventilation
Charpentes et structures métalliques du bâtiment
Huisseries métalliques entrantes (cas spécifiques)

Une fois reliés, ces éléments ne peuvent plus se retrouver à un potentiel différent du PE du logement — la différence de potentiel dangereuse disparaît.

Section. Au moins 6 mm² cuivre, sans dépasser utilement 25 mm² (la règle complète, en S/2 du conducteur principal de protection, sera précisée en M9).

6. La liaison équipotentielle supplémentaire (LES)

Section intitulée « 6. La liaison équipotentielle supplémentaire (LES) »

Cas particulier, le plus sensible : la salle d’eau. Dans ce local, la peau est humide, la résistance corporelle s’effondre, le risque d’électrocution explose (M2). Et l’on y trouve, à portée de main et de pied :

  • des masses électriques (radiateur sèche-serviettes, appareils, éclairage IP X4 minimum) ;
  • des éléments conducteurs non électriques : robinetterie, canalisations d’eau, baignoire métallique, douche métallique, évacuations.

Même si tous ces éléments sont, ailleurs dans l’installation, raccordés à la même terre, rien ne garantit qu’ils soient au même potentiel localement : la distance, les chemins de conduction imparfaits, les défauts intermédiaires peuvent créer des écarts.

La liaison équipotentielle supplémentaire (LES) lève ce doute. Elle relie entre eux, par un conducteur dédié, dans la salle d’eau elle-même :

  • toutes les masses électriques de la salle d’eau,
  • toutes les canalisations métalliques (eau froide, eau chaude, évacuation),
  • la baignoire ou la douche si métallique,
  • le PE local.

Tous ces éléments forment alors une équipotentialité locale : la différence de potentiel entre deux d’entre eux est, par construction, nulle. La personne qui touche le robinet d’une main et le sèche-serviettes de l’autre est mécaniquement à l’abri.

Section. Au moins 2,5 mm² cuivre si la liaison est protégée mécaniquement (sous goulotte ou dans une cloison), 4 mm² cuivre sinon. Reliée en étoile ou en chaîne au PE local — peu importe, pourvu que toutes les masses et tous les éléments concernés y soient.

ConducteurSection minimaleParticularités
Conducteur de terre (vers la prise de terre)25 mm² cuivre nu si enterré nu · 16 mm² cuivre si isolé et protégé mécaniquementSoumis à la corrosion, choisi en conséquence
Conducteur principal de protection (borne principale → tableau)Selon la section des conducteurs actifs du branchement (règle de M6)Vert/jaune obligatoire
LEP (liaison équipotentielle principale)≥ 6 mm² cuivreVert/jaune
LES (liaison équipotentielle supplémentaire)2,5 mm² protégé · 4 mm² non protégéVert/jaune
PE des circuits terminauxSection égale à celle des actifs jusqu’à 16 mm² (M6)Vert/jaune

Le vert/jaune est, comme toujours, réservé à tous ces conducteurs. Le bleu clair (neutre) et toute autre couleur (phase) sont interdits.

Le bâti ancien rend la mise à la terre plus exigeante que dans une construction neuve :

  • La boucle à fond de fouille est impossible à poser sans reprendre les fondations — donc, en pratique, exclue. La solution retiendra des piquets, éventuellement plusieurs en parallèle, espacés d’au moins leur longueur.
  • Le sol du manoir doit être caractérisé : nature (argileux, sableux, rocheux), humidité, présence de drainage. Cela conditionne le nombre de piquets nécessaires.
  • L’ancienne prise de terre, si elle existe, peut être dégradée par la corrosion. Une mesure préalable s’impose ; si Ra dépasse 100 Ω, l’installation est refaite — pas reprisée.
  • La LEP est particulièrement riche dans un manoir : entrées d’eau froide et chaude, gaz si présent, chauffage central métallique, charpente métallique éventuelle, structure si métallique. Le recensement est à faire pièce par pièce, dans tous les sous-sols et locaux techniques.
  • Les LES : à prévoir dans chaque salle de bain, chaque salle d’eau, chaque WC s’il contient un point d’eau pour douche, chaque buanderie où l’on trouve à la fois masses électriques et canalisations métalliques.
  • La barrette de coupure doit être accessible dans la GTL, pour la mesure périodique de Ra.

Ce module est, plus que tout autre, celui où la qualité d’exécution fait la sécurité. Un calcul juste ne sauve pas un piquet mal enfoncé, une LEP oubliée, une LES manquante.

SourceSujet couvertDurée
Installation et mesure d’une prise de terreBoucle, piquets, valeurs typiques
Mesure de la terre du bâtiment (méthode des 62 %)Méthode 62 %, télluromètre, mesure
Tout sur la mise à la terre du logementArchitecture complète, sections
La LEP : liaison équipotentielle principaleRecensement des éléments étrangers, oublis classiques
La liaison équipotentielle dans la salle de bains — PromotelecLES, justification, mise en œuvre

Livrable attendu : un dossier dossier-manoir/M8/ contenant :

  1. releve-existant.md — relevé complet de la mise à la terre actuelle du manoir : présence et type de prise de terre, accès à la barrette de mesure, état apparent du conducteur de terre, conducteur principal de protection, raccordement éventuel des canalisations. Photographier chaque élément, signaler toute absence ou dégradation visible.

  2. mesure-Ra.md — résultat de la mesure de Ra (au tellurométre loué ou via un électricien sollicité ponctuellement), avec date, conditions (temps sec ou humide), méthode utilisée. Comparer à la limite calculée en M7 et conclure : conforme / à reprendre.

  3. conception-prise-terre-cible.md — proposition de réalisation : nombre et longueur des piquets, leur emplacement sur un plan, type de conducteur de terre, cheminement vers la barrette de coupure. Justifier au regard de la nature du sol.

  4. recensement-LEP.md — liste exhaustive, pièce par pièce et local par local, des éléments à raccorder à la LEP : canalisations entrantes d’eau, gaz, chauffage, charpente, etc. Indiquer pour chacun la section retenue et le cheminement pressenti du conducteur vert/jaune jusqu’à la barrette principale.

  5. LES-salles-eau.md — pour chaque salle d’eau du manoir, inventaire des masses et éléments à intégrer à la LES (baignoire, robinetterie, canalisations, sèche-serviettes, éclairage, ventilation…), section retenue, mode de pose (protégée ou non).

Ces livrables forment, avec ceux de M7, la partie « terre » du dossier Consuel du manoir.

  1. Reconnaître l’architecture de mise à la terre du banc. Identifier la borne principale de terre du coffret, le conducteur principal de protection, les PE de chaque circuit. Tracer le schéma équivalent à celui de la section 4 — sans la prise de terre réelle, en figurant le point où elle se raccorderait.

  2. Tester la continuité du PE. Au multimètre en calibre ohmmètre (banc hors tension), mesurer la résistance entre la borne principale de terre et chaque masse accessible du banc (carcasses d’appareils, broches de terre des prises). La valeur doit être très faible (< 1 Ω) — sinon il y a une rupture du PE quelque part.

  3. Étudier les sections. Mesurer la section apparente des conducteurs verts/jaunes du banc et confronter aux exigences du cours (PE de chaque circuit selon M6, équivalent LEP, équivalent LES). Repérer tout sous-dimensionnement.

  4. Schématiser une LEP type. Sur papier, dessiner la LEP d’un pavillon imaginaire à un étage avec sous-sol : arrivée d’eau froide, arrivée de gaz, chaudière au gaz, canalisation de chauffage, charpente non métallique. Tracer le cheminement du conducteur 6 mm² jusqu’à la barrette principale.

  5. Auditer une LES de salle d’eau. À partir d’un plan-type de salle de bain (baignoire métallique, douche, sèche-serviettes, éclairage, prise rasoir), lister tout ce qui doit être raccordé à la LES, choisir une section (protégée ou non), tracer le câblage sur le plan.

Seuil : 80 %.

  1. Question 1. Le rôle principal d’une prise de terre, en régime TT, est :

  2. Question 2. La technique de prise de terre la plus performante, à mettre en œuvre en construction neuve, est :

  3. Question 3. La méthode de mesure de Ra dite des « 62 % » nécessite :

  4. Question 4. La barrette de coupure (ou barrette de mesure) sert à :

  5. Question 5. La liaison équipotentielle principale (LEP) doit relier à la borne principale de terre :

  6. Question 6. Dans une salle d’eau (salle de bain avec baignoire ou douche), la NF C 15-100 exige :

  7. Question 7. La section minimale d’une liaison équipotentielle principale (LEP) est :

  8. Question 8. Quelle est la section minimale d’une LES protégée mécaniquement (sous goulotte ou en cloison) ?

  9. Question 9. Une installation toute neuve, parfaitement faite côté tableau et différentiels, mais sans LEP : que manque-t-il ?

  10. Question 10. En régime TT, en pratique, quelle valeur de Ra cherche-t-on à ne pas dépasser comme garde-fou ?

FORMATION ÉLECTRICITÉ — M8 — Fiche de synthèse
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POURQUOI LA PRISE DE TERRE (en TT — voir M7)
Fournit un CHEMIN DE RETOUR au courant de défaut, sur lequel
le différentiel détecte la fuite. Sans elle, pas de coupure.
Maintient les masses au potentiel du sol.
PRISE DE TERRE : Ra à minimiser
Boucle à fond de fouille (neuf, idéal)
Piquet vertical 1,5 à 2 m, plusieurs en parallèle (rénovation)
Câble enterré horizontal · plaque (historique)
Sol argileux humide → bon · sableux/rocheux/sec → mauvais
Ra varie avec la saison.
MESURE DE Ra
Méthode 62 % (tellurométre, 2 électrodes auxiliaires) — référence
Pince de terre — rapide, suppose multi-retours
Mesure de boucle au tableau — globale
Limite UL : Ra ≤ UL / IΔn (30 mA, 50 V → ≤ 1 667 Ω)
Garde-fou pratique : Ra ≤ 100 Ω
ARCHITECTURE
Piquet → conducteur de terre → BARRETTE DE COUPURE (borne principale)
→ conducteur principal de protection → tableau → PE → masses
→ LEP (canalisations, charpente…)
et dans chaque salle d’eau : LES
LIAISON ÉQUIPOTENTIELLE PRINCIPALE (LEP)
Relie à la borne principale TOUS les éléments conducteurs étrangers :
eau froide / chaude / gaz / chauffage / évacuation /
conduits métalliques / charpente / huisseries métalliques entrantes
Section ≥ 6 mm² cuivre (vert/jaune)
⚠ Sans LEP, la protection n’est qu’à moitié faite.
LIAISON ÉQUIPOTENTIELLE SUPPLÉMENTAIRE (LES)
Une par SALLE D’EAU.
Relie entre eux : masses, PE, canalisations eau, baignoire métallique,
douche métallique, sèche-serviettes, etc.
Section ≥ 2,5 mm² cuivre si protégée mécaniquement, sinon 4 mm²
SECTIONS DES CONDUCTEURS DE MISE À LA TERRE
Conducteur de terre (vers piquet) : 25 mm² Cu nu enterré
ou 16 mm² Cu isolé protégé
Conducteur principal de protection : selon M6 (section actifs)
PE circuits terminaux : section égale aux actifs (S ≤ 16 mm²)
TOUT en VERT/JAUNE — réservé.
LE MANOIR
Pas de boucle de fouille — piquets multiples.
Mesure préalable de l’existant. Si Ra > 100 Ω, on refait.
LEP : recensement pièce par pièce, sous-sols inclus.
LES : dans chaque salle d’eau, sans exception.

À conserver avec les fiches M0 à M7. M9 (NF C 15-100 en profondeur) reprendra et précisera les sections de la norme citées [section ?] dans tout ce qui précède.