M10 · Conception du tableau électrique
Jusqu’ici, on a dimensionné des circuits un par un. Le tableau électrique, c’est l’endroit où ces circuits sont assemblés en un ensemble cohérent : organes de coupure, protections, répartition, étiquetage, sélectivité, réserves d’évolution. Bien conçu, il fait de l’installation un objet lisible, manipulable et maintenable pendant des décennies. Mal conçu, il oblige à rouvrir la documentation à chaque intervention, accumule les inversions, et multiplie le risque d’erreur lors des phases sous tension. Ce module pose une méthode complète, du recensement des circuits au plan détaillé du coffret, et produit le schéma unifilaire monophasé du tableau du manoir — qui sera repris en triphasé en M11.
Objectifs de fin de module
Section intitulée « Objectifs de fin de module »À l’issue de ce module, je suis capable de :
- Décrire l’architecture d’un tableau résidentiel à deux étages (AGCP, interrupteurs différentiels, disjoncteurs).
- Répartir des circuits sous des interrupteurs différentiels 30 mA en respectant les contraintes de la norme et la logique d’usage.
- Choisir le calibre et le type des interrupteurs différentiels en fonction des circuits aval.
- Appliquer le principe de sélectivité (verticale, totale ou partielle) entre étages de protection.
- Dimensionner le coffret en rangées, intégrer la réserve d’évolution et planifier le repérage.
- Produire un schéma unifilaire complet, et le plan d’implantation du coffret correspondant.
Concepts clés
Section intitulée « Concepts clés »| Concept | Définition courte |
|---|---|
| Tableau de répartition | Coffret modulaire rassemblant les protections et la distribution des circuits |
| Rangée | Ligne horizontale de modules dans un coffret, alimentée par un peigne |
| Module | Largeur unitaire d’appareillage modulaire (≈ 18 mm) |
| Peigne de distribution | Conducteur préfabriqué reliant en parallèle les bornes d’une rangée |
| Interrupteur différentiel (ID) | Dispositif différentiel sans protection contre les surintensités, en tête de rangée |
| Calibre d’ID | Courant nominal de l’ID (25, 40, 63 A en résidentiel) |
| Sélectivité verticale | Coordination amont-aval garantissant que seul le dispositif le plus proche du défaut déclenche |
| Différentiel sélectif (S) | ID légèrement temporisé, posé en amont d’ID instantanés |
| Schéma unifilaire | Représentation à un seul trait de l’ensemble du tableau |
| Repérage | Étiquetage durable et lisible des protections et des circuits |
| Réserve | Emplacements libres prévus pour évolutions futures |
Exigences NF C 15-100 mobilisées
Section intitulée « Exigences NF C 15-100 mobilisées »- Le tableau doit comporter un AGCP (disjoncteur de branchement) en tête, accessible. Cf. M3 et M9. NF C 15-100 [section ?].
- Chaque circuit terminal doit être protégé par un dispositif différentiel de sensibilité au plus 30 mA, et les circuits sont répartis sur plusieurs ID. NF C 15-100 [section ?] (cf. M5).
- Un ID type A est obligatoire sur les circuits plaque de cuisson, lave-linge (cf. M5, M9).
- Le nombre maximal de circuits derrière un même ID 30 mA est limité (en pratique : 8 circuits maximum). NF C 15-100 [section ?].
- Le tableau doit comporter une réserve d’emplacements libres d’au moins 20 % pour évolutions ultérieures. NF C 15-100 [section ?].
- Chaque protection doit être repérée par une étiquette durable indiquant le circuit qu’elle protège ; un schéma unifilaire doit accompagner le tableau. NF C 15-100 [section ?].
1. L’architecture en deux étages
Section intitulée « 1. L’architecture en deux étages »Un tableau résidentiel s’organise sur deux étages de protections, plus l’AGCP en tête.
réseau Enedis │ ┌──────────┴──────────┐ │ AGCP — disjoncteur│ (M3) │ de branchement │ sélectif S └──────────┬──────────┘ │ ┌───────────────┼───────────────┐ │ │ │ ▼ ▼ ▼ [ ID 30 mA ] [ ID 30 mA ] [ ID 30 mA ] (étage 1) type A type A type B (si VE/PV) │ │ │ ┌───┼───┐ ┌───┼───┐ ┌───┴───┐ ▼ ▼ ▼ ▼ ▼ ▼ ▼ ▼ D D D D D D D D (étage 2) (disjoncteurs divisionnaires)
D = disjoncteur divisionnaire — un par circuit terminalLecture du schéma.
-
Étage 0 — l’AGCP. Disjoncteur de branchement Enedis, calibre réglable (15/45 A par exemple en monophasé), courbe L (lente) et sélectif S par construction : il laisse aux protections aval le temps de déclencher avant de couper lui-même. C’est l’unique coupure générale du logement.
-
Étage 1 — les interrupteurs différentiels 30 mA. Plusieurs ID, chacun protégeant un groupe de circuits terminaux. Ils apportent la protection des personnes ; ils ne protègent pas contre les surintensités (M5).
-
Étage 2 — les disjoncteurs divisionnaires. Un par circuit terminal, protégeant le conducteur de ce circuit (M5, M6). C’est à cet étage que les calibres sont ajustés à la section du câble qu’ils protègent.
C’est cette architecture qui réalise simultanément les deux missions posées en M5 : protection des biens par les disjoncteurs, protection des personnes par les différentiels — chacune avec son dispositif propre.
2. Répartition des circuits sous les différentiels
Section intitulée « 2. Répartition des circuits sous les différentiels »C’est le cœur de la conception du tableau, et la décision qui engage le plus la qualité d’usage de l’installation. Trois règles de répartition se cumulent.
Règle de quantité — au plus 8 circuits par ID 30 mA. Au-delà, la probabilité qu’un défaut sur l’un fasse déclencher tout le groupe devient inacceptable. Un ID 30 mA derrière lequel on aligne dix disjoncteurs prive, à chaque déclenchement, dix circuits — un quart, voire un tiers de la maison.
Règle de type — type A obligatoire sur certains circuits. La plaque de cuisson et le lave-linge exigent un ID type A (M5, M9). En pratique en 2026, on choisit du type A partout sur les circuits domestiques classiques ; le type AC est abandonné, le type F est réservé aux circuits à variateurs (climatiseur, certains lave-linge), le type B aux circuits photovoltaïque et borne VE (M16, M17). Mélanger des circuits qui imposent un type donné avec d’autres qui n’ont pas la même exigence est légal — c’est la sensibilité au type qui doit toujours être au moins celle requise par le circuit le plus exigeant.
Règle d’usage — séparer les fonctions vitales. Un défaut sur un ID ne doit pas plonger toute la maison dans le noir. Plusieurs conséquences :
- Ne pas regrouper tout l’éclairage sous un seul ID : répartir l’éclairage sur deux ID minimum, de sorte qu’un défaut n’éteigne jamais toute la maison.
- Ne pas mettre frigo et congélateur sur le même ID, et de préférence sur des ID différents de ceux les plus susceptibles de voir un défaut (par exemple, séparer du circuit lave-linge dont les fuites résiduelles font parfois déclencher l’ID).
- Distribuer les prises de courant également entre les ID, pour qu’un défaut ne coupe pas toute une zone du logement.
3. Calibre et type des ID 30 mA
Section intitulée « 3. Calibre et type des ID 30 mA »Le calibre d’un ID doit être suffisant pour laisser passer le courant total des circuits qu’il protège en simultanéité réaliste — il ne s’agit pas d’additionner les calibres des disjoncteurs aval, ce qui surestime nettement le besoin.
Calibres usuels. En résidentiel : 25, 40, 63 A.
| Calibre ID | Usage typique |
|---|---|
| 25 A | Petits groupes, surface réduite |
| 40 A | Standard — la majorité des ID d’un logement |
| 63 A | Gros groupe (avec circuits forte puissance : chauffe-eau, four, plaque) |
Type. Comme indiqué section 2 : type A par défaut partout en résidentiel ; type B pour les ID dédiés à la borne VE ou au photovoltaïque.
Combien d’ID en résidentiel ? Au minimum deux ID 30 mA en amont des circuits terminaux, pour ne pas tout perdre sur un déclenchement unique. Trois à quatre ID pour un logement standard de surface moyenne ; davantage pour une grande surface avec beaucoup d’équipements.
4. La sélectivité — qui doit déclencher quand ?
Section intitulée « 4. La sélectivité — qui doit déclencher quand ? »Quand un défaut survient, on veut que seul le dispositif le plus proche du défaut déclenche. C’est la sélectivité.
Sélectivité verticale — entre étages.
- Entre l’AGCP et les ID 30 mA aval : l’AGCP étant déjà sélectif S (légèrement temporisé), un défaut détecté par un ID aval entraîne son déclenchement avant que l’AGCP ne coupe. C’est la sélectivité temporelle.
- Entre un ID 30 mA et le disjoncteur divisionnaire aval : pour un défaut d’isolement, seul l’ID voit la fuite ; le disjoncteur, lui, ne voit que le courant — ils ont des rôles différents, et la sélectivité est de fait. Pour un court-circuit, seul le disjoncteur intervient ; l’ID ne voit pas la surintensité.
Sélectivité totale vs partielle. Sélectivité totale si le dispositif aval déclenche pour toute la plage de défaut sans que l’amont ne réagisse ; partielle si, au-delà d’une certaine intensité, l’amont déclenche aussi. En résidentiel, on vise la sélectivité totale entre étages — elle est en pratique acquise par le choix de matériel adapté (ID sélectif S en amont si besoin) et par la cohérence des calibres.
Différentiel sélectif S. ID 30 mA — ou plus communément 300 mA sélectif — placé en amont d’un ID 30 mA instantané, et légèrement temporisé pour permettre à l’aval de couper d’abord. Configuration plus tertiaire que résidentielle, mais utile dans certains schémas de manoir avec tableaux divisionnaires (cf. dépendances).
5. Repérage et schéma unifilaire
Section intitulée « 5. Repérage et schéma unifilaire »Un tableau qui se lit en cinq secondes par n’importe qui — et pas seulement par celui qui l’a câblé — vaut dix fois mieux qu’un tableau « propre » mais opaque.
Étiquetage de chaque protection. Chaque disjoncteur porte une étiquette indiquant :
- la fonction du circuit (« éclairage », « prises », « plaque »…),
- la pièce ou la zone (« cuisine », « chambre 1 », « écuries »…),
- éventuellement, un numéro de circuit utilisé dans le schéma unifilaire.
L’étiquette doit être durable (gravée, imprimée, plastifiée), solidaire de la protection (pas un post-it), et lisible sans ouvrir le coffret.
Schéma unifilaire en porte de tableau. Un schéma unifilaire à jour est affiché à l’intérieur de la porte du tableau. Il représente l’ensemble du tableau, depuis l’AGCP jusqu’aux disjoncteurs divisionnaires, avec les sensibilités, calibres, courbes, et un identifiant pour chaque circuit. Quiconque intervient sur le tableau peut, à l’ouverture, comprendre l’architecture en une minute.
Numérotation cohérente. Une numérotation par rangée et par position dans la rangée (ex. 1-3 = rangée 1, position 3) facilite le repérage croisé entre l’étiquette physique et le schéma. On évite les numérotations « selon l’ordre du chantier » qui n’ont plus de sens à la relecture.
6. La GTL en pratique : organisation du coffret
Section intitulée « 6. La GTL en pratique : organisation du coffret »Recap de M9 puis pose dans le concret.
Composition de la GTL :
- Panneau de contrôle : disjoncteur de branchement (AGCP) + compteur Linky.
- Tableau de répartition : coffret modulaire en rangées, contenant ID et disjoncteurs.
- Coffret de communication : arrivée fibre, switch éventuel, brassage RJ45 (M14).
- Parafoudre si applicable (M5).
Le coffret modulaire est organisé en rangées horizontales, chacune alimentée par un peigne de distribution depuis un ID en tête. Chaque rangée contient un nombre fixe de modules (la largeur standard d’un appareillage 18 mm).
Coffrets usuels en résidentiel :
| Format | Capacité | Usage |
|---|---|---|
| 1 rangée de 13 modules | 13 modules | Petit logement, studio |
| 2 rangées de 13 | 26 modules | T2/T3 |
| 3 rangées de 13 | 39 modules | T4/T5 |
| 4 rangées de 13 ou plus | 52+ modules | Grand logement, manoir |
Réserve d’évolution. La norme impose au moins 20 % d’emplacements libres. Pour le manoir, où l’on doit anticiper ajouts (domotique KNX, borne VE supplémentaire, etc.), on vise plutôt 30 % de réserve.
Implantation typique d’une rangée :
[ ID 30 mA en tête ] [ D ] [ D ] [ D ] [ D ] [ D ] [ D ] [ D ] 40 A C16 C20 C16 C20 C32 C16 réserveLe peigne distribue la phase et le neutre depuis l’ID vers les disjoncteurs ; chaque disjoncteur reçoit en sortie le câble du circuit terminal qu’il protège.
7. Méthode pas-à-pas pour concevoir un tableau
Section intitulée « 7. Méthode pas-à-pas pour concevoir un tableau »Une démarche reproductible, qui prend les livrables des modules précédents et produit le schéma unifilaire du tableau.
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Lister tous les circuits (à partir des dossiers M5, M6, M9 du manoir). Pour chaque circuit : pièce, fonction, section, calibre, type d’ID requis. Tableur ou liste à plat.
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Compter les circuits par exigence d’ID. Ceux qui imposent type A, ceux qui imposent type B (VE, PV), ceux qui sont en type F (variateurs), ceux qui peuvent être en type A standard.
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Grouper en respectant les règles (section 2) : au plus 8 circuits par ID, éclairage réparti, frigo et congélateur séparés des circuits à fuites résiduelles, type adapté au plus exigeant.
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Choisir le calibre des ID en fonction des circuits aval (section 3) : 40 A standard, 63 A pour les groupes incluant gros appareils.
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Dimensionner les rangées en comptant les modules nécessaires (1 module par ID, 1 par disjoncteur monopolaire, 2 par disjoncteur bipolaire, 1 module pour le parafoudre + 1 pour son disjoncteur dédié). Ajouter 30 % de réserve.
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Dessiner le schéma unifilaire : AGCP, ID en étage 1, disjoncteurs en étage 2, identification de chaque circuit.
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Dessiner le plan d’implantation du coffret : rangée par rangée, position de chaque module, étiquetage prévu.
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Relire : un défaut sur un ID ne paralyse pas une zone vitale ? Les calibres In ≤ Iz de chaque circuit (M6) ? Les sections minimales et nombres de socles (M9) ? La cohérence avec le dossier Consuel à venir (M19) ?
8. Schéma unifilaire d’un tableau résidentiel type
Section intitulée « 8. Schéma unifilaire d’un tableau résidentiel type »Voici un schéma de référence — un tableau pour un logement résidentiel monophasé, à reproduire et à adapter pour le manoir.
AGCP 15/45 A (Enedis) │ ┌──────────────────────────┼───────────────────────────┐ │ │ │[ ID-1 30 mA ] [ ID-2 30 mA ] [ ID-3 30 mA ] 40 A type A 40 A type A 63 A type A │ │ │ ├─ C10 éclairage 1 ├─ C10 éclairage 2 ├─ C20 lave-linge │ (séjour, ch. 1) │ (cuisine, ch. 2) ├─ C20 four ├─ C16 prises ch. 1 ├─ C20 prises cuisine ├─ C32 plaque ├─ C16 prises ch. 2 ├─ C20 prises cuisine 2 ├─ C20 chauffe-eau ├─ C16 prises séjour ├─ C20 lave-vaisselle ├─ C20 sèche-linge ├─ C20 prises SDB hors v. ├─ C16 prises bureau ├─ C20 congélateur └─ C16 volets roulants ├─ C16 RJ45/TV (alim └─ réserve │ coffret comm.) └─ réserve
Parafoudre type 2 + son disjoncteur dédié, en tête de tableau.Ce schéma est un canevas — pas une recette à recopier. Le tableau du manoir, plus riche en circuits et probablement triphasé (M11), demandera plus d’ID, plus de rangées, et l’ajout des étages spécifiques VE et PV (M16, M17).
Vidéos sélectionnées
Section intitulée « Vidéos sélectionnées »| Source | Sujet couvert | Durée |
|---|---|---|
| Installer et câbler un tableau électrique de A à Z | Architecture, choix matériel, dimensionnement coffret | — |
| Interrupteur différentiel : règle amont/aval, tout savoir | Répartition des circuits sous les ID, règles | — |
| Peignage de disjoncteurs avec et sans kit de raccordement | Peignes, modules, raccordement physique | — |
| Sélectivité électrique : cours détaillé | Sélectivité verticale, temporisation, ID S | — |
| Faire ses étiquettes de tableau électrique | Repérage durable, schéma en porte, traçabilité | — |
Étude de cas — manoir
Section intitulée « Étude de cas — manoir »C’est l’étude de cas centrale du programme, qui fédère tout ce qui
précède. Livrable attendu : un dossier
dossier-manoir/M10/ contenant :
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liste-circuits.md— agrégat de tous les circuits du manoir, à partir des dossiers M5, M6, M9. Pour chaque circuit, tableur à 8 colonnes : numéro, fonction, pièce, section, calibre, courbe, type d’ID, longueur estimée. Vérifier que la liste est exhaustive (chaque pièce du M9 a ses circuits, chaque circuit spécialisé du M5 figure). -
repartition-ID.md— table de répartition : pour chaque ID 30 mA prévu, lister les circuits qu’il protège, justifier le type et le calibre, et expliquer comment la répartition respecte les règles de la section 2 (≤ 8, éclairage sur 2 ID, frigo et congélateur séparés, etc.). -
schema-unifilaire-monophase.svg(ou équivalent dans QElectroTech) — schéma unifilaire complet du tableau en version monophasée, AGCP → ID → disjoncteurs → circuits. Tous les calibres et sensibilités lisibles. Ce schéma sera repris en triphasé en M11. -
plan-coffret.md— implantation physique : nombre de rangées, position de chaque ID et de chaque disjoncteur, parafoudre, réserve d’évolution (au moins 30 %), étiquetage prévu pour chaque module. -
note-securite-evolutivite.md— note d’une page : comment ce tableau gère-t-il une panne (perte d’une partie seulement du logement, pas tout) ? Comment intègre-t-il, à terme, la borne VE (M17) et le photovoltaïque (M16) ? Quels emplacements de réserve sont prévus pour ces ajouts ?
Ce dossier sert de jalon mois 5/6 (SPECS §11) : « pré-projet du tableau principal du manoir ». M11 le reprendra en triphasé.
Travaux pratiques sur le banc d’essai
Section intitulée « Travaux pratiques sur le banc d’essai »-
Auditer un tableau existant. Photographier le tableau d’un logement (le sien, ou celui d’un proche avec accord). Identifier l’AGCP, les ID, les disjoncteurs ; relever leurs étiquetages. Lister les non-conformités évidentes (étiquetage absent / faux, pas de schéma unifilaire, plus de 8 circuits par ID, absence de type A sur lave-linge, etc.).
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Câbler le mini-tableau du banc. Sur le coffret du banc (SPECS §8), câbler AGCP simulé (disjoncteur de tête), un ID 30 mA, puis trois ou quatre disjoncteurs divisionnaires distribués par un peigne. Étiqueter chaque module.
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Tester le mini-tableau. Hors tension d’abord (continuité PE, absence de court-circuit), puis sous tension du bloc isolé du banc : appui sur le bouton T de l’ID, puis tests circuit par circuit. Constater la sélectivité de fait entre l’ID et les disjoncteurs.
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Concevoir un tableau pour un T3. Sur papier, et à partir d’un plan-type de T3 (séjour, cuisine, deux chambres, salle d’eau, WC), produire la liste des circuits, la répartition sous ID, le schéma unifilaire et le plan d’implantation. Comparer avec un tableau réel ou un exemple de catalogue.
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QElectroTech. Reproduire le schéma unifilaire du mini-tableau câblé en TP 2 dans QElectroTech (SPECS §10). Exporter en SVG et sauvegarder.
Quiz de validation
Section intitulée « Quiz de validation »Seuil : 80 %.
Fiche de synthèse
Section intitulée « Fiche de synthèse »FORMATION ÉLECTRICITÉ — M10 — Fiche de synthèse================================================
ARCHITECTURE EN ÉTAGES Étage 0 : AGCP (disjoncteur de branchement, courbe L, sélectif S) Étage 1 : ID 30 mA, plusieurs, en tête de groupe → personnes Étage 2 : Disjoncteurs divisionnaires, 1 par circuit → conducteurs + parafoudre type 2 (si requis) avec son disjoncteur dédié
RÉPARTITION SOUS LES ID 30 mA Règle des 8 : au plus 8 circuits par ID Règle des 2 : éclairage sur ≥ 2 ID ; frigo et congélateur séparés Type adapté : type A par défaut · type B pour VE / PV Calibre : 25 A petit groupe · 40 A standard · 63 A gros (plaque, four)
SÉLECTIVITÉ VERTICALE AGCP (S) au-dessus des ID 30 mA → sélective par temporisation ID au-dessus des disjoncteurs → sélective de fait (rôles différents) Sélectivité totale visée ; partielle tolérée hors résidentiel
REPÉRAGE ET DOCUMENTATION Étiquette par protection : fonction + zone, durable, solidaire Schéma unifilaire à JOUR affiché en porte du tableau Numérotation cohérente (ex. rangée-position)
GTL / COFFRET Coffret en rangées de 13 modules typiquement. ID en tête de rangée → peigne → disjoncteurs aval. RÉSERVE : 20 % mini (NF C 15-100), viser 30 % pour évolutivité. Modules : ID 1 module · disjoncteur mono 1 m · bi 2 m parafoudre 2 m + disjoncteur dédié 1 m
MÉTHODE DE CONCEPTION 1. Lister tous les circuits (M5, M6, M9) 2. Classer par exigence d’ID (A / B / F) 3. Grouper sous ID (règles de répartition) 4. Choisir calibres ID 5. Dimensionner rangées + 30 % réserve 6. Tracer schéma unifilaire 7. Tracer plan d’implantation 8. Relire (sécurité, évolutivité, conformité)
POUR LE MANOIR Tableau monophasé tracé en M10 ; repris en triphasé en M11. Anticiper : ajouts VE (M17), PV (M16), domotique KNX (M15).À conserver avec les fiches M0 à M9. M10 ferme la séquence de conception du tableau monophasé. M11 introduit le triphasé, qui va modifier la topologie de ce tableau — mais pas la méthode établie ici.