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M2 · Sécurité électrique et habilitation

C’est le module qui doit être absorbé sans concession : il verrouille le reste du programme. Aucune manipulation au-delà de la TBTS sur le banc d’essai, aucune intervention sur le tableau du manoir, aucun raccordement de circuit terminal ne sera engagée tant que M2 n’est pas acquis. À l’issue, on doit savoir consigner, identifier le niveau d’habilitation requis pour chaque tâche, choisir et porter les EPI adaptés, et — surtout — réagir correctement face à un accident.

À l’issue de ce module, je suis capable de :

  • Décrire les trois mécanismes physiques d’accident électrique (électrisation, électrocution, brûlure / arc) et leurs seuils.
  • Distinguer contact direct, contact indirect et amorçage d’arc, et nommer la barrière de protection associée à chacun.
  • Énoncer la procédure de consignation hors tension en quatre étapes et la dérouler sur un cas simple.
  • Identifier le symbole d’habilitation requis pour une tâche donnée selon la NF C 18-510 (B0, BS, BE manœuvre, BR, B1V, etc.).
  • Sélectionner et inspecter les EPI adaptés à une intervention basse tension résidentielle.
  • Réagir en cinq étapes face à une victime d’accident électrique (protéger, alerter, examiner, secourir, transmettre).
ConceptDéfinition courte
ÉlectrisationPassage de courant à travers le corps, sans issue mortelle
ÉlectrocutionÉlectrisation mortelle
Brûlure d’arcEffet thermique d’un arc électrique, sans nécessairement de passage de courant à travers le corps
Contact directToucher une pièce normalement sous tension
Contact indirectToucher une masse rendue accidentellement sous tension
AmorçageApparition d’un arc lors d’une rupture brutale de circuit ou d’un rapprochement excessif
TBTS / TBTPTrès basse tension de sécurité / de protection (≤ 50 V AC, ≤ 120 V DC)
ConsignationProcédure documentée mettant un ouvrage hors tension pour intervention
VATVérificateur d’absence de tension (instrument dédié, testé avant/après)
HabilitationReconnaissance, par l’employeur, de l’aptitude d’une personne à effectuer des opérations électriques
EPIÉquipement de protection individuelle (gants isolants, lunettes, casque, chaussures)
EPCÉquipement de protection collective (cadenas, banderoles, écrans)
NF C 18-510Norme française de prévention du risque électrique au travail

La NF C 15-100 fixe les dispositifs de protection des personnes à intégrer dans toute installation neuve : sectionneurs, différentiels, disjoncteurs, liaisons équipotentielles. Le module est centré sur la NF C 18-510 (sécurité du travailleur), mais on retient déjà :

  • Toute installation résidentielle neuve doit comporter un dispositif de coupure d’urgence accessible (AGCP — disjoncteur de branchement). NF C 15-100 [section ?].
  • Tout circuit terminal doit être protégé contre les contacts indirects par un dispositif différentiel résiduel (DDR).
  • Les liaisons équipotentielles principale et supplémentaires (cuisine, salle d’eau, local technique) sont obligatoires.

Le détail de ces dispositifs sera traité en M5 (protections), M7 (régimes de neutre) et M8 (mise à la terre).

Le courant traversant le corps agit sur les muscles, le cœur et les poumons. Au-delà de 30 mA passant suffisamment longtemps de la main à la main ou de la main au pied, le risque de fibrillation ventriculaire est sérieux (voir M0).

L’électrisation désigne tout passage de courant avec conséquences non létales ; l’électrocution désigne le cas mortel. Selon l’INRS, une centaine de décès par électrocution se produisent chaque année en France, dont une part importante dans le secteur du bâtiment et chez les particuliers.

Trois facteurs aggravants à connaître :

  • Trajet du courant : main-main, main-pieds (transthoracique) sont les plus dangereux. Pied-pied est moins critique mais reste à éviter (notamment chocs « pas de tension » près d’un défaut de terre).
  • Humidité / sudation : effondrement de la résistance du corps (jusqu’à 500 Ω\Omega voire moins).
  • Surface de contact et pression : main franche serrée sur un conducteur > pointe de doigt effleurant.

Un arc électrique, même bref, libère une énergie thermique considérable (plusieurs milliers de °C au cœur de l’arc). Conséquences :

  • Brûlures du visage, des mains, des yeux (rayonnement UV intense).
  • Projections de métal fondu.
  • Onde de pression susceptible de provoquer un traumatisme acoustique.

L’arc peut survenir lors d’un court-circuit (outil métallique posé entre deux phases ou phase-neutre), d’une manœuvre en charge sur un appareil non conçu pour, ou d’un rapprochement excessif d’une pièce nue sous tension. Conséquence pour la pratique : les lunettes anti-arc et le visage protégé sont aussi importants que les gants isolants lors des essais sous tension.

TypeDéfinitionBarrière de protection principale
DirectToucher une pièce normalement vive (broche d’une prise, conducteur dénudé)Isolation des conducteurs, capotage, hauteur, TBTS, DDR 30 mA comme protection complémentaire
IndirectToucher une masse métallique rendue vive par défaut d’isolementMise à la terre des masses + DDR 30 mA (régime TT), schémas IT et TN avec leurs propres protections (cf. M7)

Cette distinction structure toute la NF C 15-100 : chaque exigence technique vise précisément l’une de ces deux catégories.

La règle générale est simple : on ne travaille pas sous tension. Toute intervention sur un ouvrage électrique commence par sa mise hors tension, vérifiée et garantie. La procédure de consignation en basse tension comporte quatre opérations obligatoires (une cinquième en haute tension et cas particuliers) :

  1. Séparation de la source. On ouvre physiquement le sectionneur ou le disjoncteur amont du circuit à consigner. La séparation doit être pleinement apparente (ou matérialisée par un dispositif indiquant clairement la position « O »).

  2. Condamnation en position d’ouverture. On verrouille le sectionneur par un cadenas individuel dont seule la personne intervenant possède la clé, accompagné d’une étiquette nominative « interdiction de manœuvrer ». Tant que ce cadenas est en place, personne d’autre ne peut refermer.

  3. Identification de l’ouvrage. On confirme par tous les moyens disponibles que c’est bien l’ouvrage à consigner qui a été séparé : schéma unifilaire, repérage du tableau, essai à vide d’un appareil du circuit. Cette étape évite la consignation accidentelle d’un circuit voisin homonyme.

  4. VAT — vérification d’absence de tension. On utilise un vérificateur d’absence de tension dédié (pas un multimètre). Le VAT doit être testé immédiatement avant sur une source vive connue, utilisé sur tous les conducteurs actifs de l’ouvrage, puis re-testé immédiatement après sur la même source vive pour confirmer qu’il fonctionnait toujours pendant la mesure.

  5. MALT-CC (mise à la terre et en court-circuit)uniquement en HTA et en BT pour les câbles aériens nus ou en cas de risque de tension induite ou de re-alimentation par source secondaire. En résidentiel BT classique, cette étape est généralement omise mais elle reste obligatoire dès qu’on intervient sur un câble pouvant être ré-alimenté par défaut, par un groupe électrogène, par une installation photovoltaïque, ou par induction.

Inverse strict de la consignation. Avant de refermer l’amont :

  1. Vérifier que toutes les personnes ayant intervenu ont retiré leurs outils, fils volants, dispositifs de mise à la terre.
  2. Retirer son cadenas individuel en personne (interdiction absolue de demander à un tiers de le retirer en son nom).
  3. Refermer dans l’ordre : MALT-CC déposée, condamnation retirée, séparation reformée.

L’habilitation est une reconnaissance par l’employeur de l’aptitude d’une personne à exécuter des opérations sur ou au voisinage d’un ouvrage électrique. Elle se compose de symboles qui codifient le domaine de tension, la nature de l’opération et le rôle de la personne.

SymboleDomainePlage typique
BBasse tension≤ 1000 V AC, ≤ 1500 V DC
HHaute tension> 1000 V AC, > 1500 V DC

Tout le périmètre du programme est en domaine B.

SymboleOpération autorisée
B0Travaux d’ordre non électrique au voisinage (maçon, peintre, etc.)
BSInterventions BT élémentaires : remplacement à l’identique d’un composant (lampe, interrupteur, prise, fusible), réarmement d’un disjoncteur, raccordement d’un appareil sur circuit existant balisé
BE ManœuvreManœuvres autorisées (réarmement, sectionnement) sur ouvrage en service
BE Mesure / Essai / VérificationMesures, essais, vérifications dans le cadre défini
BRIntervention BT générale : toute opération de maintenance, dépannage, raccordement, consignation pour son propre compte
BCChargé de consignation : consigne l’ouvrage pour un tiers chargé de travaux
B1V / B2VExécutant / chargé de travaux BT, avec voisinage (V)

Le V (voisinage) qualifie le fait d’opérer dans la zone de voisinage renforcée d’une pièce nue sous tension.

Tâche envisagéeHabilitation minimale requise
Repeindre un mur à proximité d’un tableau ouvertB0
Remplacer une prise abîmée, circuit consignéBS
Réarmer un disjoncteur après défaut isoléBE Manœuvre
Câbler un nouveau tableau, le raccorder, le mettre en serviceBR (idéalement BR + B1V/B2V)
Consigner un départ avant qu’un tiers y intervienneBC

Pour un autodidacte qui souhaite piloter le chantier réel du manoir, deux options :

  1. Faire confirmer par un électricien habilité chaque phase critique (raccordement, mise en service, essais sous tension), en restant soi-même sur des tâches BS au plus tant qu’on n’a pas d’habilitation formelle.
  2. Suivre une formation à l’habilitation BR (1 à 3 jours, 200–400 € selon l’organisme) auprès d’un organisme agréé, avec évaluation théorique et pratique. C’est l’option recommandée pour intervenir librement sur sa propre installation, hors raccordement Enedis.

Pour les opérations résidentielles en BT, le kit minimum :

EPICaractéristiqueCoût indicatif
Gants isolants classe 0Tenue d’arc à 1000 V AC, 1500 V DC, à porter sous sur-gants en cuir lors d’intervention sur arêtes30 – 50 €
Lunettes ou écran facialNorme EN 166 / EN 170, anti-arc pour les essais et manœuvres en charge20 – 40 €
Casque isolantClasse E (20 kV) avec visière abaissable30 – 60 €
Chaussures de sécuritéS3 SRC, semelle isolante60 – 100 €
Vêtements de travailCoton ou difficilement inflammables (jamais polyester nu)
Tapis isolantPour station debout devant un tableau ouvert, classe 0 minimum50 – 80 €
VATVérificateur d’absence de tension (catégorie III 1000 V minimum)30 – 70 €
Multimètre cat. III 1000 VPour mesures sous tension après formation60 – 120 €

Avant chaque utilisation, les gants isolants sont inspectés visuellement et gonflés à la main pour détecter une fuite (perforation, déchirure). Les gants doivent être remplacés tous les 6 à 12 mois selon l’usage, et testés à l’air avant chaque journée d’intervention.

  1. Protéger — couper l’alimentation amont si possible (disjoncteur de branchement, prise débranchée par la fiche, jamais par le câble). Si impossible, soustraire la victime sans la toucher directement en utilisant un objet isolant sec (manche en bois, balai, vêtement roulé). Ne jamais s’approcher d’une victime encore au contact d’une source sous tension.

  2. Alerter — appeler le 15 (SAMU), le 18 (pompiers), ou le 112 (numéro européen unique). Donner : lieu précis, nature de l’accident, état de la victime (consciente / inconsciente, respiration / pas de respiration), nombre de victimes.

  3. Examiner — vérifier conscience, respiration, pouls. En cas d’arrêt cardio-respiratoire : massage cardiaque externe (30 compressions / 2 insufflations, rythme 100–120/min) jusqu’à l’arrivée des secours, et pose d’un défibrillateur automatisé externe (DAE) dès que disponible. L’usage du DAE est ouvert à toute personne témoin.

  4. Secourir — installer la victime en position latérale de sécurité (PLS) si inconsciente avec respiration normale. Couvrir pour limiter la déperdition thermique. Ne pas donner à boire.

  5. Transmettre — décrire aux secours arrivés : cause de l’accident, geste(s) effectué(s), médicaments éventuels visibles. Conserver les EPI portés par la victime pour analyse.

Les brûlures électriques sont trompeuses : la lésion visible (point d’entrée, point de sortie) est souvent minime alors que les tissus profonds sont gravement atteints. Toujours faire évaluer par un médecin, même si la victime semble aller bien.

Pour les brûlures externes (arc) : refroidir à l’eau tempérée 10 à 15 minutes. Pour les brûlures internes (passage du courant à travers le corps) : pas de refroidissement direct, transport médicalisé.

Une formation PSC1 (Prévention et Secours Civiques niveau 1) de une journée, ~60 €, dispensée par la Croix-Rouge, la Protection Civile ou les sapeurs-pompiers, couvre l’ensemble des gestes ci-dessus et délivre une attestation. Très fortement recommandée avant d’attaquer les TP des modules suivants.

SourceSujet couvertDurée
INRS — « Habilitation électrique : les bases »Symboles d’habilitation, rôles, périmètre~12 min
INRS — « La consignation d’une installation électrique »Procédure en 4/5 étapes, démonstration filmée~10 min
INRS — « Les EPI en électricité »Inspection des gants, choix des classes~8 min
Croix-Rouge française — « PSC1 : arrêt cardiaque, RCP, DAE »Massage cardiaque, défibrillation~15 min
Stéphane Maurel — « Comment utiliser un VAT correctement »Test avant/après, choix du modèle~10 min

Méthode : visionnage en deux passes. Première passe sans pause, seconde passe en s’arrêtant à chaque geste pour le mimer dans le vide (consignation à blanc sur le tableau d’un proche, sans manœuvrer).

Livrable attendu : produire deux documents dans le repo, dans dossier-manoir/M2/ :

  1. procedure-consignation.md — procédure de consignation adaptée au manoir, incluant :

    • Schéma de localisation de l’AGCP (disjoncteur de branchement).
    • Localisation prévue de chaque cadenas (un par tableau divisionnaire).
    • Modèle d’étiquette nominative (à imprimer).
    • Procédure d’identification : repérage indispensable au tableau principal et aux tableaux divisionnaires.
    • Procédure de VAT : modèle de VAT retenu, source de test vive de référence (typiquement une prise non consignée du circuit voisin).
  2. inventaire-epi.md — liste d’EPI à acquérir avant le M3, avec budget consolidé et date d’achat cible. Vérifier que le total entre dans la fourchette 60–90 € prévue au SPECS §3.

Ces deux documents sont bloquants : tant qu’ils ne sont pas produits et que les EPI listés ne sont pas acquis, aucune manipulation au-delà de la TBTS n’est autorisée dans la suite du programme.

  1. Inspection EPI. À la réception du colis EPI (cf. étude de cas), procéder à l’inspection systématique :

    • Gants isolants : examen visuel sur les deux faces, gonflage à la bouche puis observation du dégonflement (un dégonflement audible = perforation = gants à jeter). Date de fabrication et date d’expiration relevées.
    • Lunettes / écran : pas de rayures profondes, marquage EN visible. Classification anti-arc lue et notée.
    • VAT : pile testée, test des deux pointes par court-circuitage à vide (le VAT doit s’allumer si l’appareil est conforme au test intégré).
    • Multimètre : essai sur une pile 9 V connue, calibre testé, fusible vérifié.

    Consigner tous les numéros de série, dates et résultats dans dossier-manoir/M2/journal-epi.md.

  2. Consignation à blanc. Sur le tableau principal du domicile (sans manœuvrer), pointer l’ordre des opérations :

    • Identifier l’AGCP et le disjoncteur du circuit visé.
    • Indiquer où le cadenas se positionnerait.
    • Mimer la pose de l’étiquette.
    • Décrire le test VAT : sur quelle source vive de référence ? Quel point exact de mesure dans le tableau ?
    • Énoncer à voix haute, dans l’ordre, les quatre étapes (séparation, condamnation, identification, VAT).

    Filmer ou se faire filmer la séquence, se ré-écouter pour identifier les oublis. Refaire jusqu’à fluidité.

  3. Procédure de secours simulée. En binôme (avec un proche) : l’un mime la victime (allongé), l’autre déroule les cinq étapes (protéger / alerter / examiner / secourir / transmettre). Inverser les rôles. Mesurer le temps depuis « découverte » jusqu’à « appel au 15 transmis ». Objectif : moins de 60 secondes.

  4. Plan d’évacuation et sécurité incendie. Repérer les extincteurs CO2 ou poudre du bâtiment (un feu électrique ne s’éteint jamais à l’eau tant que l’alimentation n’est pas coupée). Si aucun extincteur n’est en place, en acquérir un 2 kg CO2 avant la suite du programme (~50 €, hors budget formation stricto sensu mais à intégrer au budget chantier).

  5. Lecture d’étiquettes d’habilitation. Si possible, demander à un électricien proche de montrer son titre d’habilitation actuel (carte ou attestation). Lire les symboles, identifier la date de validité (les habilitations sont à recycler tous les 3 ans).

Seuil : 90 % pour ce module spécifiquement (et non 80 %). C’est le seul module du programme où une question ratée signifie un risque vital concret. En cas d’échec, on relit, on refait, on revient.

  1. Question 1. En basse tension, la procédure de consignation comporte :

  2. Question 2. Le VAT doit obligatoirement être :

  3. Question 3. L’habilitation qui autorise une intervention BT générale (dépannage, raccordement, consignation pour son propre compte) est :

  4. Question 4. Une personne sans habilitation peut, sur sa propre installation domestique :

  5. Question 5. Les gants isolants de classe 0 sont prévus pour une tension de service AC de :

  6. Question 6. Face à une victime encore en contact avec une source sous tension, on doit :

  7. Question 7. En cas d’arrêt cardio-respiratoire suite à une électrisation, la séquence de massage cardiaque standard est :

  8. Question 8. Un disjoncteur de branchement (AGCP) ouvert mais non condamné par cadenas est-il une consignation valide ?

  9. Question 9. Sur une installation photovoltaïque en service, la coupure de l’AGCP côté réseau :

  10. Question 10. La hiérarchie correcte des moyens de protection est :

FORMATION ÉLECTRICITÉ — M2 — Fiche de synthèse
================================================
POSTURE PAR DÉFAUT
Toute installation est PRÉSUMÉE SOUS TENSION
jusqu’à VAT effectuée et confirmée.
SEUILS DE DANGER (rappel M0, 50 Hz)
0,5 mA perception
10 mA lâcher difficile
25 mA paralysie respiratoire possible
30 mA · 0,5 s fibrillation probable ← seuil DDR 30 mA
100 mA fibrillation quasi certaine
CONSIGNATION BT — 4 ÉTAPES
1. Séparation (ouverture pleinement apparente)
2. Condamnation (cadenas individuel + étiquette nominative)
3. Identification (schéma + repérage + essai de circuit)
4. VAT (testé avant, utilisé sur TOUS les actifs, retesté après)
+ 5. MALT-CC en HT et cas BT particuliers (PV, aérien, induction)
DÉCONSIGNATION
Sens inverse strict. Le cadenas se retire SOI-MÊME, jamais par tiers.
HABILITATION (NF C 18-510) — repères BT
B0 travaux non électriques au voisinage
BS remplacement à l’identique, circuit consigné
BE Manœuvre manœuvres autorisées (réarmement)
BR intervention BT générale (autonome)
BC chargé de consignation pour un tiers
B1V / B2V exécutant / chargé de travaux BT, voisinage
EPI MINIMUM RÉSIDENTIEL
Gants isolants classe 0 (1000 V AC) testés à l’air avant chaque jour
Lunettes / écran anti-arc EN 166/170
Casque isolant classe E avec visière
Chaussures de sécurité isolantes S3 SRC
Vêtements coton (PAS de synthétique nu)
Tapis isolant classe 0
VAT cat. III 1000 V + Multimètre cat. III 1000 V
HIÉRARCHIE
CONSIGNATION > protection collective (capot, balisage) > EPI
EPI = dernier rempart, jamais le premier.
ACCIDENT — 5 ÉTAPES
1. PROTÉGER couper ou soustraire AVEC OBJET ISOLANT SEC
2. ALERTER 15 (SAMU) / 18 (pompiers) / 112
3. EXAMINER conscience, respiration, pouls
4. SECOURIR RCP 30/2, DAE dès dispo, PLS si conscient
5. TRANSMETTRE description précise aux secours arrivés
NUMÉROS
15 SAMU · 18 pompiers · 112 numéro européen unique
114 SMS d’urgence (sourds et malentendants)
CE QU’ON NE FAIT JAMAIS
- Toucher une victime encore au contact d’une source vive
- Tirer une fiche par le câble
- Verser de l’eau sur un feu électrique non consigné
- Confier le retrait de son cadenas à un tiers
- Sauter une étape de consignation pour gagner du temps

À imprimer en trois exemplaires : un dans le classeur, un dans la mallette EPI, un fixé à proximité du tableau principal du manoir.